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  • : J'écris pour vaincre mon ennui. Vous me lisez pour vaincre le vôtre. J'espère qu'en le battant, je ne vous ai pas fait perdre...

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Mardi 10 novembre 2009

Pour bien clore ce blog d'ennui, l'auteur s'est autorisé à repasser sa vie un peu à sa façon. De sa naissance à sa renaissance. Que c'est long une existence. (soupir)




1983 : La gauche est au pouvoir. Si Jésus est né quand le pouvoir appartenait à la Rome (antique), je me suis contenté dapparaître quand il était en possession de la Rose (en toc).



1984 : Ma première dent ! Je ne me souviens plus contre qui c'était.



1985 : Ma mère tente davorter, hélas trop tardivement



1986 : Le nuage de Tchernobyl sarrête à la frontière. Les douaniers regardent le ciel. Du coup les immigrés affluent par la route et la mer. Cest con, je préfère les nuages 


1987 : Ma sœur voit le jour. Un nouveau monde souvre à moi. Je ne suis plus le préféré : les êtres de sexe féminin semblent naître pour empêcher mon bonheur.



1988 : Une poterie destinée à être cadeau de fête des mères porte lindication «1988» ajoutée à mon prénom. Une triste année pour lart.



1989 : Le mur tombe à Berlin. Le monde fait la fête. Je tombe à vélo. Le monde s'en fout. 



1990 : Jai un problème délocution. Je mélange les lettres et certains sons ne sortent pas. Ma mère, sur le conseil de mon instituteur, maccompagne chez lorthophoniste. Tous les mardis à 11 heures, je quitte la classe pour mon cours particulier. Quand mes camarades me questionnent sur mes absences, je suis incapable de prononcer correctement le métier de ma guérisseuse. On na pas idée dappeler cette profession : ortho… orfo… orfono… ornotofiste… ornicar… ok, j‘y retourne… 


1991 : Le Père Noël, en qui je fais semblant de croire pour avoir des jouets, se trompe de cadeau. Jai demandé un ami avec qui je pourrais partager ma passion pour la non-violence, les gaufres à la vanille ou bien encore l’humour absurde, il mamène une voiture téléguidée. Le lendemain, je trouve une explication en découvrant des cendres dans la cheminée. Je fais mon deuil.



1992 : Je signe ma première licence de footballeur. Notre équipe na jamais gagné un match ! Même à lentraînement on faisait match nul.



1993 : Le PSG bat le Real Madrid 4-1 et je regarde le match en crypté. Non, il ny a rien de drôle, je lai vraiment fait.



1994 : Jentre au collège. Je découvre ce que «classe agitée» signifie. On me fait remarquer quun cahier de texte, cest ringard et quun agenda, cest cool. On me signale que les baskets à scratches, cest ringard et quavoir des baskets avec une lumière rouge qui clignote à chaque pas, cest cool. On mindique que les pantalons avec des écussons cousus sur les trous, cest ringard et que les joggings avec des boutons pressions sur les côtés, cest cool. Je ne veux pas être cool. 

 


1995 : Intrigués de me voir regarder Canal + le samedi soir en crypté, mes parents nourrissent des soupçons et me privent de mes plaisirs nocturnes. «Mais, Papa, le Monsieur à la télé, il a mis un but » geins-je. «Mais non, fiston, oublie ce que tu as vu » rétorque mon géniteur «Le monsieur à la télé, il na pas mis une pute ! Tu as mal vu !». Je me mets à porter des lunettes, mon père opte pour un appareil auditif.



1996 : Lannée dla baise ! Pas pour moi. 

 


1997 : Je prends la main dune fille. Hélas, cétait dans la gueule. 

 


1998 : Léquipe de France de football remporte la coupe du monde. La République de France devient «black, blanc, beur». Je manifeste aux côtés des Français dorigine asiatique qui sont, une fois de plus, les grands oubliés de cette hypocrisie politique et sportive. 

 


1999 : Lannée dla meuf. Je tombe à Moureux. Je me suis fait mal.



2000 : La fille de ma classe qui a le plus de classe me demande dapprocher ma chaise de la sienne pour serrer son sac et ainsi éviter quil ne gise au sol. Je mexécute. Quatre mois plus tard, alors quelle nest plus célibataire, je comprends tardivement quelle voulait que je serre autre chose que son sac. Je mexécute. Jopte pour la pendaison. Il ny a pas de corde, je prends un élastique. Jai mal au crâne pendant des mois.



2001 : En ce Mardi 11 Septembre, je reviens du Lycée où jai encore passé une journée passionnante. Jallume la télévision et japprends que deux avions ont percuté deux tours : je men fous. Le flash spécial se poursuit et TF1 déprogramme Melrose Place : je suis effondré.



2002 : Léquipe de France de football est éliminée au premier tour de la coupe du monde. Mes oraux du Bac coïncident à la minute près avec le début des matches des Bleus. Pour me remonter le moral, Jean-Marie Le Pen atteint, lui, le second tour. 

 


2003 : Je participe bénévolement au Téléthon. Je dois inciter les gens à acheter les marques «marraines» dans un supermarché. On me colle au rayon «produits frais» pendant deux jours. Jattrape un rhume. A la réunion de bilan, lambiance est détendue. Plein de confiance en moi, je lance un caustique «Quand je pense que jai chopé la crève à cause de ces fainéants denfants handicapés qui passent leurs journées en fauteuils». Cest, à ce jour, le plus gros bide de ma carrière dhumoriste. 

 


2004 : Ma petite amie, qui avait pourtant fait preuve de raffinement en me choisissant, séprend dun jeune de banlieue avec les chaussettes qui montent sur le jogging Lacoste et pour qui formuler une phrase comprenant un sujet, un verbe et un complément (voire même un compliment) semble insurmontable (en tout cas moins que ma dulcinée). Lannée suivante, Nicolas Sarkozy veut nettoyer les banlieues au Kärcher. Je trouve le candidat qui saura refouler ma rancœur.


2005 : Rien.

 

2006 : Mon chat meurt écrasé par un chauffard. Les dernières paroles que je lui ai adressées quelques heures avant le drame, alors quil faisait des huit entre mes jambes, furent «Ah ! Tu m’fais chier ! Dégage !». Accident ou suicide ?



2007 : Je reste stupéfait en regardant par hasard les informations sur France 3 région : le journaliste accueille comme invité mon parfait homonyme (nom et prénom… mais heureusement pas mon sosie…) qui vient défendre l‘écologie. Le présentateur semble me poser les questions. Les cinq minutes les plus délirantes de cette année… les seules d’ailleurs.



2008 : A mon grand étonnement, j’aperçois un cheveu gris dans ma splendide chevelure. La fin est proche !



2009 : Les années qui finissent en «neuf» sont synonymes de chute chez moi. J'ai peur... 






Les années en "5" sont entièrement fausses.
Les premières phrases de toutes les autres années sont véridiques. Les phrases qui suivent sont un subtil mélange de vrai et de faux.... Les gens qui me connaissent vraiment sauront discerner.
Personne ne saura discerner.

 

 

Par Tadhg
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Vendredi 31 octobre 2008

La Toussaint est une sorte de Saint-Valentin pour les morts : on offre des fleurs une fois par an pour montrer qu'on pense à quelqu'un qu'on n'a pas su ou qu'on ne sait pas aimer le reste du temps. Pour Halloween, il faut faire peur pour avoir des sucreries : des bonbons ou je te jette un sort. Je ne veux ni bonbons, ni de mal aux gens, néanmoins je vous propose une histoire effrayante ('fin pas trop) et certifiée 100% authentique (même si la phrase de conclusion entre guillemets n'engage que moi...)




Lorsque des parents, peu soucieux du bien-être d
autrui, « infligent la vie » - pour reprendre la formule utilisée par le Vicomte de Chateaubriand - à leur progéniture, s’imaginent-ils, ces acrobates de la partie de jambes en lair non protégée, quels tourments sont-ils en train de transmettre au, plus pour longtemps, joyeux bébé !? Je ne me souviens plus guère de mes premiers temps sur cette Terre. Est-ce vraiment important ? Pour vous, peut-être pas, mais pour moi, ça lest (ou sucré) ! Les événements du jadis expliquent nombre de comportements du de nos jours. Quand javais cinq ou six ans dâge, javais une peur bleue daller dormir dans la nuit noire et donc blanche pour le garçonnet que je fus. La raison en était simple : jétais persuadé quun ogre voulait me manger (on ne rigole pas !). Dès que la lumière se fermait et que mes yeux séteignaient (ou linverse), je percevais clairement les pas du monstre nocturne. BAM BAM BAM ! Le bruit était sourd et régulier comme celui de la pendule dont les secondes semblaient rythmer lallure de mon empêcheur de dormir. Je me réfugiais, tête comprise, sous mes couvertures en essayant de me faire le plus plat possible pour quil ne remarque pas ma présence grâce à ses yeux que je pensais sombres, et en respirant en apnée pour que ses oreilles que jimaginais immenses comme ma peur et pointues comme cette description nentendent ma respiration. Au cas où il me trouvait, javais pris soin de laisser en évidence ma peluche pour me laisser le temps, pendant quil ingurgiterait mon compagnon denfance (et dadolescence, mais ça, est-ce bien raisonnable de vous le dire ?) de courir jusquau lit parental où mon père, voire ma mère, aurait été en mesure de me défendre. A chaque fois que le jour plongeait dans ses ténèbres, je me noyais dans mon délire. Ma joue se posait à peine sur loreiller que logre réapparaissait. Je voyais très bien son parcours : il suivait le chemin inverse de celui que jeffectuais pour me rendre à lécole primaire. Il partait de ma classe, arpentait les rues de ma jeunesse et sapprochait de notre quartier, puis, à une cadence de plus en plus vive, de notre maison. Il aurait pu continuer sa route, mais dun pas toujours plus ferme et décidé, il semblait mavoir ciblé. Lentrée, le couloir, ma chambre, mon lit et je me réveillais à laube sans mêtre rendu compte de mêtre endormi. Plus tard, ce cauchemar de pré-sommeil (puisque jétais conscient, je vous le rappelle) disparut. Cest alors, quune dizaine dannée après ces faits, en pleine période adolescente, me couchant en prenant dans mes bras mon amour, ma petite amie, ma compagne, ma dulcinée, mon amante c’est-à-dire ma fidèle peluche, le phénomène puéril se reproduisit. Logre de mon passé ressuscitait dans mon présent. Plus fort, plus courageux et plus viril quautrefois, ou devrais-je dire moins faible, moins trouillard et moins femmelette quauparavant, je cherchais alors à résoudre le mystère de ce bruyant et effrayant personnage qui revenait me hanter. Mon imagination était intacte, je fermais les yeux, la joue posée sur lédredon et ses pas résonnaient de nouveau dans ma tête. Cette fois-ci, plutôt que de remettre mon courage à demain, je le pris à deux mains. Plus question de me dissimuler sous mon abri de coton. Je restais bien visible, protégeant mon épouse (vous savez de qui je parle) et étant près à en découdre avec mon ennemi. Les minutes passaient, les pas saccéléraient et ralentissaient et aucun ogre à lhorizon. Pourtant, jétais sur mes couvertures et jétais sûr quil était là, derrière la porte, à mattendre. Je bondis hors de mon alcôve, ouvris la porte du secret et rien ! Pas dogre et plus de pas. Je retournais près de ma douce effrayée pour la rassurer, jabandonnais mon crâne au polochon et, quelques minutes plus tard, le bruit reprenait de plus belle. Je relevais la tête, le bruit cessait, je la posais, il recommençait et ainsi de suite Vous avez donc saisi la clé de lénigme Quoi !? Vous ne comprenez toujours pas !? Laissez-moi vous déchiffrer la solution. Logre de mon enfance nétait autre que le fruit de ma fantaisie involontaire. Ce fruit a besoin dun arbre, et cet arbre nétait autre que ces BAM BAM BAM qui agitaient mon être. Où cet arbre prenait racine ? Dans ma poitrine ! Logre : cétait mon cœur ! Navez-vous jamais perçu vos battements cardiaques en couchant négligemment votre oreille sur votre oreiller ? Cest ce qui arriva à ce frêle enfant imaginatif qui fût l’ancêtre de ma vie. Vous allez me dire : « Et en quoi cet événement de ton jadis explique ton comportement de ton de nos jours ? ». Et je vous répondrai, avant daller chercher un sommeil qui me fuit toujours autant : « Mon cœur ne bat pas vite parce que j’ai peur… mais jai peur quand il bat trop vite »


Sur ce, veuillez agréer, cher ogre, chers lecteurs qui se sont moqués de ma première compagne de lit, cher cœur ainsi que les personnes trop chères à lui, l
expression de tous mes honneurs en particulier lexpression d’honneur que vous envoie mon bras...

Par Tadhg
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Dimanche 26 octobre 2008

C était en Janvier. Nous pensions pouvoir tenir nos résolutions proclamées après une soirée réveillonesque éthylique et nous nous échangions nos « bonne année » coutumiers de la fête. Cétait en Janvier alors que je ne my attendais pas du tout que je lai rencontré. Son nom ? Elle ne me la jamais dit. Le mien ? Elle sen moquait. Si elle avait lair confiante en ses charmes, pour ma part je doutais des miens. Il faut dire quelle était à son avantage. La nudité exhibitionniste ne semblait pas la déranger, tandis que je peinais à enlever convenablement mon pantalon, soumis à son jugement oculaire. Nous deux, ça a duré un mois. Je ne me souviens pas lui avoir dit au revoir ni même adieu et lorsque Février apparu, on lavait remplacé par une autre, moins jolie mais tout aussi extravertie corporellement. Le mois le plus court de lannée dura longtemps et Mars moffrit une nouvelle compagne de luxure (Mars et ça repart !). Quelle fut belle. Si belle que jétais jaloux de devoir partager sa poitrine ferme et invitante, son fessier rebondi et ses lèvres humides (je ne vous dirais pas lesquelles) avec les autres obsédés masculins qui maccompagnaient au bord delle. Le changement routinier fit que la venue dun mois nouveau correspondait à larrivée dune créature inconnue. En Avril, la demoiselle était fraîche comme un printemps et ne se recouvrait que d‘un fil (une ficelle en l‘occurrence). En Mai, Juin, Juillet, Août et Septembre, cinq inédites rejoignirent le local et les locales. Nous voici en Octobre. Jai pris confiance en mois (dix quand même). Je néprouve plus aucune honte ou remords à profiter de ces jeunes personnes du sexe faible qui, de toute façon, font ce métier pour gagner leurs vies. Ma partenaire dautomne est Tahitienne. Personne ne ma rien dit sur ses origines doutre-mer, je lai deviné. Elle arbore une chevelure longue comme ses jambes qui recouvrent ses seins des DOM-TOM (ce sont ses cheveux qui recouvrent sa poitrine, pas ses jambes je ne fantasme pas sur les infirmes !). Elle mapparaît simplement vêtue dun string qui cache son duvet pubien et je sens bien dans la pièce le Tahiti gel douche en promotion en ce moment. Son petit minois des îles me fait succomber. Elle se lèche la bouche et je ne la lâche pas des yeux. Jenlève ma veste, ma chemise ou mon tee-shirt, mes chaussures, mes chaussettes, mon pantalon et mes dessous et laisse mes problèmes au placard pour matteler à la tâche et faire mon travail.


Alors oui, j
en surprends déjà qui sont scandalisés par ce libertinage auquel je me livre et me laisse aller. Je suis entièrement daccord avec vous. Il sagit là dun vice. Pour ma défense, je vous avouerai que ma dépravation nest pas choisie. Daccord, je me soumets deux fois par jour (avant et après le boulot) à cette débauche de chair, mais ce nest pas ma faute on moblige !


Non, je ne fréquente pas les prostitués ! Je fais bien pire. J
occupe un vestiaire dhommes ! Et mon voisin de casier arbore sur la porte du sien un calendrier de femelles en chaleur qui se tripotent la vulve sous mes yeux ébahis devant tant dexhibitionnisme mensuel. Car si les infâmes hommes qui bossent avec moi ne sont pas dérangés par ses scènes plus pornographiques quérotiques, je suis franchement mal à laise de devoir me mettre nu face à ces femmes à qui je nai même pas été présenté. Jai mes règles (comme ne dit plus ma mère). Jaime encore à penser quun homme et une femme doivent dévoiler leurs sentiments avant leurs corps. Certes, elles sont belles, ces vénus de vestiaires, mais merde, je suis un grand timide, moi ! Vous êtes des gueux las de lappréciation de la beauté féminine pour minfliger ces tourments, chers collègues de travail. Et encore, sil ny avait que cette nudité omniprésente sur vos placards, jessaierai de mhabituer. Mais, pervers que vous êtes ou êtes devenus, vous accolez à vos posters lubriques les photographies de vos compagnes souriantes et parfois même de vos jeunes enfants édentés qui croient encore que la petite souris hante leur chambre, un porte-monnaie à la patte.


Qu
on ne vienne plus me parler damour !


En ce qui me concerne, il n
y a rien sur la porte de mon armoire. Mes illusions ne sont pas devant mes yeux, je les laisse sagiter derrière. Ulysse, en son temps, demanda à son équipage de se cirer les oreilles (faute de chaussures) pour ne pas céder à la tentation du chant des sirènes. Mais, curieux, il ordonna quon lattache au mât de son navire pour ouïr les vibrations des femmes-poissons sans quelles ne le conduisent à plonger dans les abîmes où il se serait noyé sans nul doute. Ce crétin ajouta que, sous aucun prétexte, ses hommes déquipage ne devaient ly détacher, même au cri de ses supplices (je dis crétin car, de toute façon, avec de la cire dans les esgourdes, ils ne lauraient quand même pas entendu). Ulysse se mit sur son 31 (les amateurs de dessins animés comprendront), se fit attacher au poteau de bois, attendit le chant des sirènes et entendit le chant des sirènes. Comme prévu, il implora quon le libère pour rejoindre les chanteuses aquatiques mais sa requête resta sans réponse


Il faudra quand même qu
on mexplique un truc. Les sirènes sont peut-être belles. Elles entonnent probablement de sublimes airs dans leau. Elles jouissent assurément de nombreuses qualités Mais merde quoi, elles ont une queue de poisson !!! Il faut vraiment être un imbécile heureux (qui) comme Ulysse pour abandonner son corps, son esprit et son âme à des demi-animaux. Ne voit-il pas, Ulysse, quil ne pourra pas les niquer !? Tu parles dun héros ! Il est plus aveugle que le cyclope cherchant Personne. Quand se trémoussent, sur le calendrier qui me fait face les jours de labeur, les créatures de lannée en cours, je réalise bien que, malgré leur immense beauté retouchée par photoshop, leurs cuisses halées, leurs seins désirables, leurs chevelures interminables, leurs regards de b(r)aise et leurs lèvres qui font envie aux miennes (je ne précise toujours pas lesquelles), je ne peux pas envisager quoi que ce soit dautre que la béate contemplation.


J
ai souvenir que Serge Gainsbourg disait (peut-être en citant quelquun dautre) : « La laideur a lavantage sur la beauté quelle dure ». Il faut se méfier des belles femmes. Les charmes les plus purs sont ceux quon ne voit pas, ceux quon ignore en les soupçonnant. Je quête la pureté dâme, moi !


Lorsque je mange une pizza, je commence toujours par la croûte. Je garde le meilleur pour la faim. Avec le sexe opposé, je fais de même (non, ça ne signifie pas que je commence par les croûtes ! Bande de dégueulasses !).


Mes chers lecteurs, Novembre arrive à grands pas. Que va me réserver le calendrier du casier jouxtant le mien ? Mon intuition me laisse supposer que la prochaine fille aura un décolleté mortel. Après tout, le onzième mois débute par l
atout sein


Sur ce, veuillez agréer, chers douze mois de l
année, chers hommes de vestiaires dhommes, chers rugbymen du Stade Français qui ne valent guère mieux, chère Ulysse, chères sirènes, lexpression de tous mes honneurs en particulier lexpression dhonneur que vous envoie mon bras...

Par Tadhg
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Mardi 14 octobre 2008

Une chose qui ma toujours étonné concerne la faculté quont les gens à inventer un glorieux passé à leurs aînés. Le culte du passé a de lavenir. Que ce soit chez les personnalités interviewées ou chez mes connaissances, y compris celles à qui je ne demande rien, toutes ont eu des grands-parents résistants pendant loccupation teutonne. Il est pourtant de notoriété publique que les français de lépoque étaient en majorité soumis à la tyrannie à petite moustache. Restaient alors quelques collaborateurs, cest-à-dire ceux dont les idées penchaient extrêmement à droite ou à gauche (on a tendance à oublier quun bras tendu, même si le poing est fermé, reste un bras tendu), et quelques résistants, cest-à-dire ceux dont les idées concernaient plus la liberté que la soumission au nazisme et au communisme. Et bien malgré tout, je tombe toujours sur les descendants de héros. Cest quand même étonnant ! Pendant la promotion du film "indigènes", le comique au moignon Jamel Debouzze, pour trancher avec son rôle dAbraracourcix dans Astérix mission je détruis l‘atmosphère de la BD, interprétait un héros nord-africain venu sauver, en compagnie de ses collègues de régiment, la France de loccupant vers 1946 ou 1947. Le nain manchot expliquait, larme de crocodile au bord de lœil, que son grand-père avait fait parti de ses glorieux soldats et que par ce film il entendait bien rendre hommage à ces oubliés de la République… qui lui permettaient de remplir son compte en banque aujourdhui. Je fus scié, pour reprendre une expression chère à Guillaume Depardieu, de voir quelques scènes du film qui m’ont tellement stupéfaites que je n’ai pas eu l’envie d‘aller au cinéma gâcher ma journée. Voir Jamel, du haut de son mètre cinquante, en kaki, balancer une grenade, avec l’autre main dans la poche… c’est juste consternant. Le jour où un historien reconnu me certifiera que les soldats maghrébins luttaient avec une main dans la poche, je regarderais cette daube. "La guerre ! C’est une chose trop grave pour la confier à des militaires" disait le Tigre Clémenceau. L’Histoire ! C’est une chose trop grave pour la confier à des affabulateurs.


En ce qui me concerne, je ne parle que de ce que je sais. Qu
en est-il de cette époque dans ma famille ? Je vais vous le dire. Originaires des Flandres pour certains et de lagglomération Lilloise pour dautres, mes aïeux ne pouvaient que sentendre avec les Nazis. La langue, la discipline et la beauté aryenne leur étaient proches, ajouter à cela le formidable sens de laccueil des gens du Nord et vous trouverez la réponse. Dany Boon décrit à merveille les us et coutumes des autochtones dans son film propagande "Bienvenue chez les ch’tis". Les chtis ont toujours eu le cœur sur la main (pour reprendre une expression que peut sapproprier Jamel Debouzze, au contraire de "prendre son courage à deux mains"). Les ch’tis savent recevoir. Il en a toujours été ainsi. Pour preuve, mes grands-parents me racontaient jadis à quel point les Allemands, vers 1940, avaient été surpris dêtre accueilli à bras ouverts par la population nordiste. Létranger est le bienvenu. Nous lui faisons découvrir les spécialités locales ainsi que nos habitudes. Ma grand-mère, dont Britney Spears na fait que reprendre le style crâne rasé quelle lança à la libération grâce au talent de coiffeur d’un résistant daprès-guerre particulièrement courageux, me narrait cette coutume nordiste des années quarante : les ch’tis mâles accueillaient les nazis à bras ouverts tandis que les ch’tis femelles les accueillaient à jambes ouvertes. Un ptit coup au bistrot avec lami vinasse (on nse quitte jamais / entendu quon est / tous deux natifs dArras / chef-lieu du pas-de-calais) et un ptit coup au pieu avec lamie chaudasse. Quelle belle époque !…


Si mes ascendants voyaient ceci, encore faut-il qu
il ne soit pas morts ou atteint d’un glaucome (coucou mamie, je te fais signe sur les côtés), je prendrais deux baffes comme au bon vieux temps de mon enfance. Cest faux, bien entendu ! Pendant la Seconde, mes grands-parents essayaient de sauver leur peau en nayant pas quelle sur les os. Ils fraudaient à droite, à gauche (sans être extrêmes) et se sentaient bien plus concernés par leurs survies que par la vie de millions de malheureux juifs, homosexuels, soldats américains, nazis (je suppose quils ont aussi eu des familles en deuil) et combattants ou non de tout pays. Par esprit de contradiction, je me plais à minventer des aînés collabos. Cest bien plus drôle de mentir en sachant quon ment plutôt que de mentir en étant persuadé dêtre dans le vrai. Même quand je dis que les ch’tis sont accueillants, je mens. Sils létaient, pensez-vous qu’il y aurait encore des Sans Domicile Fixe dans les rues septentrionales ? Pour Jamel, Dany et compagnie, ce qui compte cest votre fric, et tous les moyens sont bons pour arriver jusquà lui. Un chanteur pied noir qui en a deux (contrairement à "fils de" Gérard) fredonnait : "Les gens du nord ont dans le cœur la chaleur quils nont pas dehors…" Je ne sais pas pour le cœur, mais en ce qui concerne le rectum, jai vérifié : 37,2°… et vous n’y êtes pas les bienvenus !


Sur ce, veuillez agréer, cher manchot, cher unijambiste, chers résistants d
après-guerre, cher biloute, lexpression de tous mes honneurs en particulier lexpression dhonneur que vous envoie mon bras…




Note de l’auteur (c’est-à-dire oim) : Je jure devant Monsieur Dieu que j’avais commencé la rédaction de ce sympathique pamphlet avant la disparition du piètre acteur Guillaume Depardieu (je porte la poisse, je sais…). Après cette triste nouvelle pour sa famille mais bonne pour le cinéma, se posait alors la question de modifier ou non ce texte. J’ai choisi de le laisser tel quel. Pour ceux qui seraient choqués, je conseille l’écoute de la chanson "Everybody loves you when you’re dead" de je ne sais plus quel groupe…

Par Tadhg
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Mercredi 8 octobre 2008

Je déteste les maladies ! Ca me rend malade ! Comme toutes les célébrités inconnues qui se précipitent devant les caméras, les micros et les objectifs avec pour objectif de dénoncer la tyrannie de ce fléau que sont les maladies, je lécris gros et fort : Les maladies, cest nul ! Mon âme va mieux, jai fait ma B.A. Je le signale pour tous les aveugles qui me lisent, B.A signifie Bonne Action. La B.A est le b-a-ba de tous les Chrétiens. Faire une bonne action rassure le monothéiste dans sa quête du Paradis. Il peut également léloigner de lEnfer. Pour ma part, jai accompli ce matin mon autre B.A du jour envers le groupe BCBG BB Brunes. Ces jeunes aux dents aussi longues que la crétinerie de leurs admirateurs et -trices avaient envahi par leur micro les ondes de mon réveil radio en minterpellant par un "Dis-moi si jdois partir ou pas !?". La pression effectuée par mon index sur le bouton off fut ma cinglante réponse. Quitte à avoir les oreilles souillées, je préfère choisir moi-même mon cérumen. Comme je suis malade, même si je ne souffre daucune maladie pour le moment mais reste dans lattente de mon cancer, leur question chansonnière ma perturbé toute la journée. Ce refrain ma étrangement rappelé linvective que madressèrent les Clash il y a quelques années : "Should I stay or should I go !?". Les benêts de la nouvelle scène Rock française nexistent que par le look copié sur leurs modèles anglophones et leurs infectes plagiats pathétiques qui ne font que prouver leur imagination absente. Quand je pense que certains des fans à tics de ces grotesques chanteurs à minettes osent me qualifier de réactionnaire (même si je le considère comme un compliment), je reste circonspect. Ce que vous faites maintenant, sombres imbéciles suiveurs de modes bientôt démodées, les costumes que vous portez en pensant ainsi devenir « cools », tristes écervelés aux idées révolutionnairement éculées, ce que vous êtes, infâmes personnages clichés, cest exactement ce que vos parents, dont vous combattez aujourd’hui les idées sur léducation, furent quand ils avaient votre âge bête. Les modes ne se suivent pas, elles se créent ! Et une fois créées, elles ne se suivent pas, elles sévitent ! Les BB Brunes ne sont quun résidu de sous-groupe même pas sanguin qui rêvent dêtre américain ou anglais parce quils nont pas lenvergure nécessaire et la classe, et il en faut, pour être français. "Should I stay or should I go ?", "Dis-moi si jdois partir ou pas ?" Ca ne choque vraiment personne !? Le Rock doit se retourner dans sa tombe et les Clash avec.


Clash ! En voilà un beau nom de groupe Rock. Les anglophones, sils parlent moins bien français que nous, sont, il faut le reconnaître, de biens meilleurs trouveurs de noms de groupes. Parce que BB Brunes, cest quand même bien pourri ! Pourquoi pas les PP Prunes ou les SS Bruns !? Remarque, les SS Bruns, cest une idée un peu trop passéiste même si elle a connu un succès certain dans les années quarante et un déclin que je ne comprends toujours pas du fait des théories étonnement progressistes, et donc contre-réactionnaires, proposées par le sosie de Charlie Chaplin. Quand je pense que les contre-progressistes de l’époque s’opposaient à la déportation. Ils sont fous ces résistants.


Mais ne nous éloignons pas du sujet de ce texte : les maladies. Elles peuvent frapper tout le monde et c
est bien triste. Notre Seigneur Jésus-Christ nétait-il pas lui-même astigmate ? Ca va peut-être tétonner, lecteur, mais la maladie que jaime le moins est le rhume ! Celle-là, je lexècre ! Je préfère mille fois plus une bonne vieille gastro de chez derrière les fayots à un écoulement de morve qui devient formation de croûtes verdâtres. Qui plus est, et je vais tapprendre quelque chose, lecteur, les rhumes ont la fâcheuse tendance de révéler les vérités que les individus voudraient cacher. Car si les rhumes les plus fréquents touchent le nez, néanmoins, ils atteignent le cerveau. Oui, nez en moins Et non content de dévoiler les secrets du cortex, les rhumes révèlent également les cachotteries du cœur. Un jeune homme type me contait récemment ce problème quil rencontrait. Son rhume sétait tellement propagé dans son organisme qu
il lui était devenu impossible de mentir. Ainsi, son nez obstrué, son cerveau chamboulé et son cœur mis à nu, il ne pouvait plus dissimuler ses véritables sentiments. A la question : "Aimes-tu ta petite amie dun amour sincère ?", le mec spliquait : "Jaibe énorbebent ma beuf : entre elle et boi : cest l’abour !". Ah, la bourre


Sur ce, veuillez agréer, chers BB Brunes, chers ZZ top, chers CC dilles, chers KK mous, chers QQ la praline, chers TT où, chers UU stick, lexpression de tous mes honneurs en particulier lexpression d’honneur que vous envoie mon bras





Note de l’auteur (c’est-à-dire oim) datée du 16 Octobre 2008 : Il serait facile de croire que ma technique du rhume révélateur de vérité n’est qu’une vulgaire plaisanterie. Faux ! Une nouvelle preuve… Intéressons-nous aux rencontres footballistiques France-Algérie, France-Maroc et France-Tunisie pour démontrer toute la véracité de ce système infaillible. Au premier abord, on pense qu’il s’agissait de matches amicaux. Mais demandons l’avis d’un enrhumé :

 


"Qu’évoque pour toi, cher ami malade du nez, les rencontres France-Algérie, France-Maroc et France-Tunisie ?"

 


Réponse de l’enrhubé : "Ce sont des batches abicaux !"

 


Ah ! Les matches à bicots…

Par Tadhg
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